Que signifie le verbe araméen sabakh ? Est-il utilisé par Jésus sur la croix ?

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Bonjour,

Le verbe araméen סבך (SBK) signifie « être attaché » (ou « attacher » au causatif), un sens assez proche de l’hébreu.

Bien cordialement,

Michael Langlois

2016-07-28 10:36 GMT+02:00 :

Bonjour monsieur Langlois

J’ai appris l’hébreu biblique il y a une
quinzaine d’année, tout
seul, avec des grammaires hébraïques …et avec
beaucoup de passion
et d’acharnement à l’étude ! Le résultat, c’est
que je peux lire
maintenant assez bien l’Ancien Testament dans la
BHS…et même
arriver à repérer les impuretés et
malhonnêtetés des traducteurs
(car aucune traduction n’est inspirée de Dieu
contrairement aux
textes originels, d’où justement mon besoin
d’avoir eu envie un jour
de tout revérifier par moi-même)

Si des différences notables existent entre
l’hébreu et l’araméen,
il semblerait qu’elles ne concernent aucunement
les racines
trillitères primaires, que celles-ci sont à peu
près les mêmes en
hébreu et en araméen (hormis quelques petites
variantes littérales
insignifiantes). On le voit bien dans l’étude du
livre de Daniel :
une continuité sémantique lie les verbes
hébraïques aux verbes
araméens, et cette continuité ne s’est
probablement pas perdue à
l’époque de Jésus-Christ . Ce que je veux dire ,
c’est qu’une racine
verbale hébraïque vétéro-testamentaire donnée
n’ a pas pu
acquérir un sens « totalement » différent dans l’
araméen de la
Palestine de Jésus-Christ . Est-ce que je me
trompe?
Tout ce préambule pour vous poser enfin ma
question , à laquelle,
hélas, aucun site (aucun ! ) ne propose de
réponse rigoureuse et
sérieuse. Le verbe hébraïque sabakh
(samekh-beth-kaph) veut dire
« entrelacer », « empêtrer dans des branches ». Ce
verbe et ses dérivés
sont très rares (pas plus de 7 mentions de cette
racine dans tout
l’Ancien Testament ! ) et tous ils ne renvoient
nulle part ailleurs
qu’aux entrelacements du buisson et de la futaie.
Ma question est simple, monsieur Langlois: cette
racine
(samekh-beth-kaph) , très rare (à la limite de
l’hapax !) et dont le
sens dans l’Ancien Testament est clair et bien
déterminé,
aurait-elle pu en cours de temps se convertir en
un tout autre sens ,
signifier quelque chose de totalement différent
chez les
araméophones du premier siècle ?

Je vous serais reconnaissant, monsieur Langlois,
si vous acceptiez de
m’apporter une réponse précise en votre qualité
de spécialiste de
l’araméen.

Très cordialement

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